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Face à l'épisode de fortes chaleurs, la Ville de Pontarlier et la Communauté de communes du Grand Pontarlier adaptent plusieurs services jusqu'à ce week-end. La piscine municipale étend ses horaires d'ouverture avec un accès gratuit, tandis qu'une salle climatisée est ouverte de 13 h à 22 h au théâtre Bernard-Blier pour accueillir les personnes les plus fragiles. La déchetterie intercommunale fermera exceptionnellement à midi jeudi, vendredi et samedi. Par ailleurs, les manifestations prévues, comme la Foire de la Saint-Jean, la Fan Zone ou encore la fête de la piétonnisation, sont maintenues aux horaires habituels. La Ville rappelle enfin que la baignade dans le Doubs reste interdite.

Le président du groupe socialiste et citoyen au conseil municipal de Besançon critique un début de mandat qu'il juge très médiatique, improvisé et insuffisamment tourné vers les enjeux de fond de la ville. Selon lui, derrière une communication omniprésente, les dossiers structurants peinent à avancer.

« Un mandat placé sous le signe de la communication »

Pour Jean-Sébastien Leuba, ces cent premiers jours auront surtout été marqués par une forte personnalisation de l'exercice du pouvoir. « Ces cent jours sont symboliques, mais Ludovic Fagaut n'a pas manqué de symboles. Il a été hyper-communiquant, très politique et parfois, il a même fait preuve d’improvisation dans son action. Il avait annoncé vouloir être le maire de tous les Bisontins, mais on découvre une vision très personnelle de la politique Â». L'élu socialiste estime que le nouveau maire occupe seul l'espace médiatique, au détriment du travail collectif de son équipe municipale.

L'interview de la rédaction : Jean-Sébastien Leuba 

Des priorités jugées déconnectées

Jean-Sébastien Leuba critique également les premières décisions prises par la majorité. Il cite notamment le fleurissement de la ville ou l'installation de palmiers alors que Besançon traverse un épisode de forte chaleur. « Les premières mesures ont consisté à planter des fleurs et des palmiers en pleine période de canicule. Puis il y a eu un arrêté anti-mendicité annoncé devant les médias. Pendant ce temps-là, les véritables enjeux attendent ».

L'opposition reproche également une succession d'annonces budgétaires réévaluées au fil des semaines. Le socialiste explique que plusieurs projets ont vu leur coût fortement évoluer, notamment le renforcement de la police municipale ou encore le marché de Noël. « On dépense sans compter avec le chéquier de la Ville. Les budgets évoluent constamment, ce qui traduit une forme d'improvisation ».

Sécurité, mobilité : « les grands dossiers restent sans réponse »

Si la sécurité figurait parmi les thèmes majeurs de la campagne municipale, Jean-Sébastien Leuba estime que les réponses concrètes tardent à venir. Il évoque notamment les incertitudes autour du futur hôtel de police, mais aussi l'absence de stratégie globale concernant les déplacements. « On annonce des parkings gratuits, mais où est le véritable plan de mobilité ? Les Bisontins attendent des réponses sur la circulation, les embouteillages, les pistes cyclables ou encore les transports en commun. Aujourd'hui, cette vision n'existe pas ».

L'interview de la rédaction : Jean-Sébastien Leuba 

Le cumul des fonctions également critiqué

Le président du groupe socialiste s'interroge aussi sur le maintien par Ludovic Fagaut de son mandat de vice-président du conseil départemental du Doubs, en plus de ses responsabilités de maire et de président de Grand Besançon Métropole. « C'est la première fois qu'un maire de Besançon cumule autant de responsabilités. À force de vouloir tout faire, on finit parfois par ne pas faire grand-chose". 

L'interview de la rédaction : Jean-Sébastien Leuba 

Une démocratie locale jugée fragilisée

Jean-Sébastien Leuba dénonce également les méthodes de gouvernance de la nouvelle majorité. Il regrette que l'opposition soit, selon lui, insuffisamment associée aux décisions et que plusieurs informations soient communiquées d'abord sur les réseaux sociaux personnels du maire. « Aujourd'hui, la communication passe d'abord par le profil personnel de Ludovic Fagaut. Les élus découvrent parfois les décisions après tout le monde. Ce n'est pas notre conception du fonctionnement démocratique d'une collectivité. »

L'élu socialiste critique également les modifications apportées au règlement intérieur du conseil municipal, notamment les dispositions relatives aux sanctions disciplinaires des élus. « Nous avons formulé plusieurs propositions. Elles ne sont ni étudiées, ni débattues. Nous avons davantage le sentiment d'une logique d'affrontement que de construction". Interrogé sur les difficultés évoquées par certains agents de la Ville et de Grand Besançon Métropole, Jean-Sébastien Leuba estime que les difficultés trouvent leur origine dans un mode de gouvernance très centralisé.

L'interview de la rédaction : Jean-Sébastien Leuba 

L'arrêté anti-mendicité toujours contesté

Enfin, Jean-Sébastien Leuba revient sur l'arrêté anti-mendicité, l'une des mesures les plus commentées du début de mandat. Sans annoncer une participation directe aux recours engagés devant la justice administrative, le groupe socialiste estime que cette réponse privilégie l'affichage politique plutôt que le traitement des difficultés sociales. « Nous aurions préféré que la Ville réunisse les associations et tous les acteurs concernés. Lorsqu'on veut résoudre un problème, on construit des solutions avec ceux qui travaillent sur le terrain Â».  Selon lui, les outils juridiques existants permettent déjà d'intervenir lorsque cela est nécessaire, rendant cet arrêté peu utile dans sa version actuelle.

L'interview de la rédaction : Jean-Sébastien Leuba 

 

Une opposition qui réclame désormais des actes

Au terme de ces cent premiers jours, Jean-Sébastien Leuba estime que la majorité municipale doit désormais passer des annonces aux réalisations. S'il reconnaît l'omniprésence médiatique du nouveau maire, il considère que les Bisontins attendent désormais des réponses concrètes sur les grands dossiers du mandat : sécurité, mobilité, transition climatique, fonctionnement des services municipaux et dialogue avec l'ensemble des élus. Pour le groupe socialiste et citoyen, le temps de la communication doit désormais laisser place à celui de l'action.

Le FC Sochaux-Montbéliard enregistre sa deuxième recrue estivale avec l'arrivée d'Ethan Cortes. Le milieu offensif de 18 ans s'est engagé pour trois saisons, jusqu'en 2029. Formé notamment à Marseille, passé par Ajaccio puis l'Olympiakos, où il a disputé la Youth League, le jeune joueur avait convaincu le staff sochalien lors d'un essai au printemps. Le FCSM mise sur son potentiel dans le cadre de sa politique de développement des jeunes talents.

En raison du placement du Doubs en vigilance rouge canicule, le Sybert  adapte les horaires de ses 16 éco-centres. Depuis ce jeudi 25 juin et jusqu'au samedi 27 juin inclus, ils sont ouverts uniquement de 7 h à 12h20, selon leurs jours habituels d'ouverture. Cette mesure vise à protéger les usagers et les agents face aux fortes chaleurs.

Réunis en assemblée générale, mercredi, à Valdahon, les membres de l'Association des Maires Ruraux du Doubs ont élu Serge Delfils, maire de Blamont, à la présidence de la structure. Jusqu'alors secrétaire du bureau, il succède à la tête de l'association avec la volonté de poursuivre la défense des intérêts des communes rurales, de promouvoir leur dynamisme et d'accompagner les élus locaux dans l'exercice de leurs missions.

A Pontarlier. En raison de la vigilance rouge canicule, la déchèterie modifie exceptionnellement ses horaires. Vendredi et samedi, elle accueillera les usagers uniquement le matin, de 8 h 45 à 12 h, afin de protéger les agents et le public des fortes chaleurs.

En raison du placement du département en vigilance rouge canicule, la Citadelle de Besançon adapte ses horaires dès ce vendredi 26 juin. Le site sera ouvert de 8 h à 14 h jusqu'à la levée de l'alerte. Conséquence également de ces fortes chaleurs, le Week-end Grand Siècle, prévu ce week-end, est reporté à une date qui sera communiquée ultérieurement.

Pour l'élu communiste Hasni Alem, les cent premiers jours de Ludovic Fagaut à la tête de la Ville de Besançon marquent une rupture avec la précédente majorité, mais aussi les limites d'une gouvernance qu'il juge trop personnelle. Il critique une politique « revancharde », une communication omniprésente et un manque de dialogue avec l'opposition.

« Une rupture, mais pas dans le bon sens »

Interrogé sur les cent premiers jours du nouveau maire de Besançon, Hasni Alem reconnaît d'abord que Ludovic Fagaut a tenu sa promesse de rompre avec la mandature précédente menée par Anne Vignot. Selon lui, cette rupture s'est traduite par des choix systématiquement opposés à ceux de l'ancienne majorité. Mais l'élu communiste estime que cette stratégie se heurte désormais « au mur du réel », notamment face aux épisodes de canicule. Il cite en exemple la politique de fleurissement engagée par la nouvelle municipalité, qu'il considère inadaptée aux enjeux du changement climatique. « Il va désormais devoir gouverner et faire des choix dans l'intérêt général, et non dans une logique de revanche politique », affirme-t-il.

L'interview de la rédaction : Hasni Alem 

Un maire qui « n'a pas encore endossé pleinement son rôle »

Hasni Alem estime que Ludovic Fagaut conserve davantage une posture d'opposant que de maire. Il lui reproche notamment ses relations avec les élus de gauche, évoquant la manière dont serait traitée Anne Vignot ainsi qu'un manque de concertation avec l'opposition. À ses yeux, l'exemple le plus révélateur reste la réaction municipale après le décès de deux jeunes noyés dans le Doubs. L'élu communiste assure que son groupe souhaitait participer à une réflexion commune sur les mesures à mettre en œuvre, mais que le maire aurait préféré élaborer seul son plan d'action. « Dans un moment aussi grave, le consensus aurait dû primer », estime-t-il.

Une communication jugée excessive

Autre critique formulée par Hasni Alem : la place prise par la communication du maire. S'il reconnaît que la précédente majorité n'avait peut-être pas suffisamment communiqué, il considère que la situation actuelle est devenue inverse. Selon lui, les habitants voient quotidiennement des vidéos du maire sur les réseaux sociaux, tandis que les autres membres de la majorité demeurent quasiment invisibles. « On ne voit que Ludovic Fagaut », résume-t-il, estimant que cette personnalisation excessive du pouvoir traduit « une vision monarchique » de la gouvernance municipale.

L'interview de la rédaction : Hasni Alem 

Une équipe municipale peu visible

Pour l'élu communiste, cette forte personnalisation pourrait rapidement atteindre ses limites. Il estime qu'un maire ne peut durablement gouverner seul et qu'il devra nécessairement s'appuyer davantage sur son équipe. Hasni Alem regrette qu'aucun adjoint ne parvienne aujourd'hui à émerger politiquement, laissant, selon lui, toute la lumière au seul maire. Il compare cette stratégie à « l'hyperprésidence » de Nicolas Sarkozy, dont il estime qu'elle avait fini par lasser une partie des Français.

L'interview de la rédaction : Hasni Alem 

Des recours judiciaires toujours en cours

Sur le terrain juridique, Hasni Alem confirme que le recours engagé contre l'arrêté municipal anti-mendicité doit connaître une première étape devant le tribunal administratif de Besançon ce lundi.  Il précise toutefois qu'aucune décision définitive n'est attendue immédiatement. Concernant le nouveau règlement intérieur du conseil municipal, l'opposition étudie également différentes voies de recours, en lien avec les autres groupes minoritaires et la préfecture. L'article prévoyant la possibilité d'un blâme envers les élus apparaît, selon lui, comme le point le plus problématique.

L'interview de la rédaction : Hasni Alem 

« Nous continuerons à combattre ces orientations »

Malgré les tensions avec la majorité municipale, Hasni Alem rappelle que les élus communistes votent favorablement près de 80 % des délibérations présentées en conseil municipal. Selon lui, les désaccords portent essentiellement sur les grandes orientations politiques et sur la méthode de gouvernance. Interrogé sur les éventuelles sanctions prévues par le nouveau règlement intérieur, l'élu conclut avec ironie : « Les blâmes de Ludovic Fagaut, pour moi, ce sont des médailles. »

Cette prise de position s'inscrit dans une série d'entretiens réalisés avec les différents responsables politiques bisontins à l'occasion des cent premiers jours de mandat de Ludovic Fagaut à la tête de la Ville de Besançon.